Qui sont les Buildrz ?
Caroline : “Nous sommes une équipe de rugby: les compétences et personnalités de chacun sont au service de l'objectif commun”
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Caroline a rejoint l’équipe algo depuis un an et demi. Elle développe et enrichit le langage inventé par Buildrz pour interpréter des règles d’urbanisme toujours plus complexes.

Autoportrait

Bonjour, je m’appelle Caroline et j’ai commencé mon parcours par des études scientifiques en Lorraine, que j’ai poursuivies à Toulouse en aéronautique et informatique. C’était très enrichissant de voir à quel point la chaîne des acteurs publics et privés de l’aéronautique (compagnies aériennes, aéroportuaires, service public) fonctionne ensemble. On retrouve les mêmes interactions public-privé qu’en urbanisme, c’est ça que j’ai trouvé intéressant !

J’ai fait une thèse CIFRE sur la programmation par contraintes et la configuration. Je pensais m’orienter vers le secteur public, mais j’ai été déçue de la trop grande différence entre un discours d’intérêt général et la réalité de contraintes dénuées de sens : validation de budget, connaissance nécessaire des bonnes personnes ou des bons process, autant de sujets sur lesquels je n’avais pas de prise. J’ai rejoint l’entreprise familiale où j’avais fait ma thèse, et au bout de deux ans une entreprise américaine nous a racheté. Au lieu de fluidifier notre organisation, ce rachat l’a rigidifiée ; c’est à ce moment que je suis partie chez Buildrz.

Je suis quelqu'un de très perfectionniste, dans le bon et dans le mauvais sens du terme. J’ai tendance à vouloir toujours aller plus loin et voir l’étape suivante, il faut parfois me poser des limites. J’ai besoin de comprendre ce que je fais, pourquoi et dans quel but je le fais.

A part ça, je contribue beaucoup à Wikipédia depuis 15 ans : je rédige des articles, je prends des photos d’évènements ou de musées, j’organise des formations, et je développe des outils pour Wikimedia commons - par exemple pour structurer le langage des métadonnées de nos images - même si je n’ai pas toujours envie de me remettre à coder en rentrant le soir !

Ce que je fais chez Buildrz

Je transcris le langage des règlements d’urbanisme en contraintes mathématiques et informatiques : je sélectionne ce qui a du sens géométriquement en laissant de côté ce qui n’a pas d’incidence sur la constructibilité ou la programmation d’une opération de logements.

La seconde partie de mon travail, c’est l’amélioration constante de l’algorithme de génération des bâtiments : à partir des règles, il trouve automatiquement le ou les bâtiments qui maximisent la surface plancher sur une parcelle : il s’agit d’un ensemble d’algorithmes d’optimisation qui explorent une grande diversité de solutions. Ce qui est intéressant ici, c’est que la diversité n’est pas uniquement un outil pour arriver à la solution optimale, mais aussi une valeur métier intrinsèque qui permet de faire des choix pour la qualité urbaine, même si ces choix ne maximisent pas le rendement.

Mes missions demandent une grande culture scientifique dans le domaine de l’informatique : les problématiques sont larges et ouvertes, et il faut mobiliser toute une palette d’outils très divers. Par exemple, j’ai un bon background en programmation par contraintes que je n’utilise pas au quotidien, mais c’est la technologie la plus adaptée à certains sujets comme le dessin automatique de parkings.

Écouter et poser des questions est très important, nous sommes à l’interface entre le texte littéral du plan local d’urbanisme, l’interprétation de l’équipe et les besoins des clients. Il faut comprendre les besoins de chacun, prendre du recul et discuter de la meilleure solution ensemble.

Comment je vois Buildrz

Nous sommes assez nombreux pour que je ne nous vois plus comme une startup (vingt-cinq en septembre 2019, ndlr.) Nous avons une culture de l’expansion - j’allais dire de l’excellence - mais au lieu de chercher à améliorer absolument tout dans notre petit espace, nous nous demandons plutôt comment faire de nouvelles choses, conquérir de nouveaux marchés … Je dirais que nous sommes une entreprise en croissance organique.

Nous cherchons à améliorer le marché du logement en nous attaquant à chaque partie de la chaîne de production où des gains substantiels peuvent être faits. Pour l’instant, nous avons mis en place des innovations sur le repérage de parcelles intéressantes pour des opérations immobilières, qui sont à un stade industriel, et nous travaillons aux étapes suivantes avec une approche davantage R & D.

Ce que j’apprécie le plus

Ce qui m’a mis des étoiles dans les yeux, c’est que chaque personne a un background différent mais que nous travaillons tous dans la même direction. Au quotidien, il n’y a pas de guerre de clans, “les développeurs contre les équipes métiers”, mais une grande solidarité entre les pôles, c’est à la fois reposant et exaltant. Nous sommes un peu comme une très grande équipe de rugby où on cherche à valoriser les compétences et les personnalités de chacun dans un objectif commun.

Pour moi, notre mission a du sens, et j’espère que ce qu’on fait aura un impact concret sur la vie des gens : proposer plus de logements dans un marché tendu, ça veut dire que c’est moins la galère derrière pour chercher un logement !

La culture scientifique est très valorisée : bien sûr, être à la pointe des technologies est important et utile, mais à condition d’avoir un but précis : on ne fait pas du machine learning pour faire du machine learning, on cherche à répondre au mieux à des vraies problématiques métier.

Un défi qui m’a marqué chez Buildrz

Je pense que le dessin automatique des parkings était très représentatif : je suis d’abord partie sur une solution sur-optimisée qui prenait beaucoup trop de temps. J’ai donc adopté une approche radicalement différente, plus rapide, qui a permis de faire émerger les vrais besoins métier : savoir combien de niveaux de parkings souterrains sont nécessaires.

J’ai vraiment vécu le fonctionnement agile : je faisais un prototype, j’avais des retours, j’avançais dessus, et ces itérations étaient très importantes. Finalement, lorsque j’ai vu mes petits rectangles colorés se matérialiser en 3D, avec les rampes dessinées, c’était un moment très émouvant pour moi qui ne fais pas d’UX. C’était vraiment génial de voir à quel point mon travail était concret !